LISTE ECOLOGISTE
"PROTEGEONS LA CORSE"
CONDUITE PAR JEAN FRANCOIS BACCARELLI

CHARTE DE L'ENVIRONNEMENT

La bétonisation n’est pas une solution politique. La solution politique est de faire de la Corse la première île de Méditerranée où l’espace écologique est respecté de tous.

Tous ensemble, contribuons au rejet de ce projet rétrograde.

La Corse est bien un lingot d’or naturel. Ne le laissons pas accaparer par les paillettes qui ont pour but de nous extraire de notre terre.

Par cette prise de position, nous comptons bien accélérer la prise de conscience écologiste. Il serait inconcevable de voir dans les années à venir nos plages réservées au bon plaisir de quelques milliardaires ce qui nous priverait, nous autres, fils de cette terre, de la beauté de notre île car il nous serait impossible d’accéder aux rivages gardés.

La liste « Protégeons la Corse» tient a mettre en garde tous les corses et leur demande de rester très vigilants quant au devenir de notre île, car une fois que le mal est fait il est impossible de revenir en arrière.

Ces menaces sur notre patrimoine ne sont pas le fruit de notre imagination, mais il y a des forces qui travaillent dans l’ombre pour s’accaparer notre littoral pour leur seule satisfaction au détriment de l’intérêt général.

Nous serons toujours là pour faire barrage aux manœuvres malfaisantes qui n’ont pour seul but que de faciliter la vie de certains nantis quitte a nous parquer dans des réserves comme l’ont fait jadis les américains avec les indiens.

Nos rivages, nos plages nous appartiennent, les générations futures ne comprendraient pas que nous ayons autorisé la transformation de nos plages en allées bétonnées. Pour nos enfants, nous nous devons de défendre notre île et cela à n’importe quel prix.

Les plages de Santa Giulia et Palombaggia menacées par un projet immobilier de 50 hectares, la baie de Calvi et sa pinède elle aussi menacée par un projet de port, sur l'étang de Biguglia, 10 hectares sont menacés de déclassement pour un projet d'hotellerie, un nouveau port de plaisance à Porto Vecchio surdimensionné estimé à 128 millions d'euros, Bonifacio : le golfe de Santa Manza, lui aussi touché par un projet de marina colossale ainsi que la Rondinara et Cala Longa où des projets sont encore prévus, le futur port de Bastia, estimé à 259 millions d'euros, menace la plage de l'Arinella et tout son écosystème.

Pour une protection du littoral corse sans concession

Nous proposerons une adaptation législative protégeant notre environnement, littoral compris, contre toute bétonisation. La Corse, île verte et bleu doit le rester. Notre île n'est ni à bétonner, ni à grillager, ni à vendre.

Interdiction de construire à 1 kilomètre du bord de la mer.
Aménagement d'accès libres aux plages tous les 3 kilomètres.
Pour une architecture respectueuse de l'environnement.
Pour l'interdiction de tout détournement de rivière sur tout le territoire et l'interdiction de construction en zone inondable.

Nous ne sommes pas favorable de faire de la Corse une résidence secondaire. La Corse et les corses méritent mieux qu'une île dortoir et le PADDUC proposé par l'actuelle majorité de la Collectivité Territoriale de Corse ne doit passer en aucun cas. Nos plages ne doivent être privatisées.

Nous réaffirmons une fois de plus que la Corse doit être le fleuron de l'écologie de toute la Meditérranée. Les générations à venir ne peuvent pas être dépossédé de leur terre au profit de quelques uns. De ce PADDUC nous n'en voulons pas. Notre environnement nous appartient.

Cette politique "super marché" ça suffit !!!

Revenons à des valeurs plus saines où l'Homme et la Nature sont les deux piliers du développement de notre île.

Le conservatoire du littoral possède, à ce jour, 200 kilomètres de côte sur les 1 000 que possède le territoire corse. Pour la liste "Protégeons la Corse", nous considérons que ce chiffre est insuffisant et doit être porté à 700 kilomètres de zones inconstructibles afin de préserver notre environnement naturel. Tous nos compatriotes doivent pouvoir bénéficier de cet espace naturel protégé par le conservatoire.

En ce qui concerne les 100 kilomètres restants (200 kilomètres étant déjà urbanisés), des règles strictes doivent être appliquées. La première : le respect architectural ; la deuxième : le respect du paysage, enfin l'extension de la bande littorale à 1 kilomètre du bord de l'eau et un droit d'accès libre de nos plages tous les 3 kilomètres par la création de 333 passages piétonniers sur l'ensemble du littoral.


Pour un développement durable : Pour l'installation de panneaux solaires sur tous les bâtiments publics du territoire de l'île

Nous proposerons une adaptation législative qui obligera tous les bâtiments publics (écoles, mairies, hopitaux, postes...) à être dotés de panneaux solaires. Il nous parait impensable que sur notre île, tous les bâtiments publics ne soient toujours pas dotés en 2010 de panneaux solaires.

Aujourd'hui, une loi devient plus que nécessaire pour y remédier. L'Assemblée Territoriale de Corse doit adhérer à cette idée. Le service public en donnera exemple par obligation.

Pour tous les autres citoyens, leur installation devra être encouragé par des aides plus qu'importantes de la part de la CTC et des collectivités locales.

Nous nous positionnons également pour que l'ensemble du système d'éclairage public des 360 communes de Corse soit de source solaire.


Promouvoir la création d'emplois verts et le maintien du commerce de proximité.

La Collectivité Territoriale de Corse s'engagera à favoriser la création d'emplois respectueux de l'environnement afin d'encourager les corses et en particulier la jeunesse, à rester travailler en Corse.

La CTC subventionnera la création d'emplois verts, en particulier dans l'animation pédagogique à l'environnement, l'entretien des espaces et à la formation aux énergies renouvelables et à l'agriculture bio.

La CTC insufflera la création d'un pôle de récupération et construction durable et soutiendra les activités de revalorisation.

La CTC s'engagera à promouvoir le tourisme bio par des subventions pour la création ou la rénovation d'hébergement sur des critères d'éco-habitats.

La CTC accordera des aides à l'installation d'artisans locaux, des petits commerces de proximité qui font cruellement défaut dans nos villages.

La CTC favorisera et impulsera la création d'une caisse territoriale d'économie solidaire destinée à prêter des fonds à des porteurs de projets, créateurs d'emplois respectueux de l'environnement.

Pour l'autonomie énergétique de la Corse par la production d'énergies renouvelables.

L'urgence des urgences est donc de cesser le plus rapidement possible de recourir aux énergies non renouvelables fossiles, charbon, pétrole, étant le facteur clé de la crise écologique. Nous devons sans cesse rappeler que les énormes augmentations de la production agricole et de la production de biens matériels sont dues à l'utilisation des énergies fossiles qui ont accrues dans des proportions phénoménales.

La productivité du travail humain, grâce aux innombrables esclaves mécaniques fonctionnant grâce à ces énergies. C'est donc cet apport soudain d'energies facilement disponibles et maîtrisables qui est à l'origine de l'explosion démographique en absence d'autorégulation parallèle de la consommation d'énergie et du nombre des hommes.

L'épuisement des énergies non renouvelables entrainera un effondrement de la population par les processus habituels de régulation naturelle (guerre, famine, épidemies). En dehors de ces considérations sur l'effondrement des écosytèmes, l'autre effet de l'utilisation des énergies fossiles est la crise climatique.

Celle-ci s'impose parmi les urgences comme l'urgence des urgences et renforce la nécessité d'arrêter le plus rapidement le recours aux énergies fossiles. Nous exigeons donc au niveau de la Corse le remplacement des énergies fossiles mettant en peril l'avenir de notre terre et de passer aux énergies renouvelables comme l'énergie solaire, l'éolien, l'énergie des courants marins et la biomasse.

Régulation de la circulation des navires dans les Bouches de Bonifacio

Pour l'interdiction de navigation des navires à risques dans les Bouches de Bonifacio.

Il ne faudrait pas attendre une catastrophe pour dire STOP et nous sommes persuadés que la Collectivité Territoriale de Corse peut jouer un rôle très important au niveau de la protection des Bouches de Bonifacio. Ce site remarquable pour la Corse et la Méditerranée doit pouvoir bénéficier en 2010 d'une protection à la hauteur des enjeux.

Dans le cadre européen des échanges transfrontaliers, nous militerons au sein de la Collectivité Territoriale de Corse pour la création d'une desserte maritime de service public reliant Corse et Sardaigne entre Bonifacio et Santa Teresa di Galura

Pour lutter contre la pollution de notre espace maritime.

Depuis plusieurs années le nombre de navires qui croisent le long de nos côtes ne cessent d'augmenter et ce malgré une flotte de plus en plus vieillissante.

En effet, ce ne sont pas moins de 370 millions de tonnes d'hydrocarbures qui transitent en méditerranée chaque année. La pollution du mois d'août 2008 à Galéria ne doit pas nous faire oublier le risque d'une pollution majeure.

Avec ses mille kilomètres de côtes, la Corse reste très vulnérable.

Nous demandons un renforcement de la lutte contre les dégazages sauvages.

Nous réclamons une dotation de tous les ports de commerce corses (Bastia, Ajaccio, Porto-Vecchio, Propriano, Ile-Rousse, Calvi) de barrages flottants aptes à confiner les pollutions mineures dans ces ports et dont la projection dans le cadre de pollutions majeures pourrait utilement minimiser les conséquences de ces catastrophes écologiques.

Pour une politique plus ferme envers le camping sauvage

Tous les ans, la Corse est confrontée au camping sauvage avec les camping cars, caravanes, motos et véhicules en tout genre. Ce fléau n'est plus supportable car, sous prétexte d'avoir payer un billet de transport par bateau, ces touristes ont pour argument que pour eux tout est permis.

FAUX, Il est interdit de camper :

- dans les bois, forêts et parcs classés,
- sur les routes et les voies publiques,
- sur les rivages de la mer,
- à moins de 500 mètres d'un site classé ou inscrit,
- dans un rayon de 200 mètres autour d'un point d'eau capté pour la consommation.

Notre proposition est la suivante : Une politique plus ferme envers le camping sauvage avec la mise en place d'un contrôle au débarquement et à l'embarquement des camping cars, caravanes et autres véhicules considérés comme des camping cars par l'intermédiaire de passports camping qui seraientt délivrés dans tous les ports de corse à Ajaccio, Bastia, Calvi, Ile Rousse, Porto-vecchio Propriano, estampillés par les gérants de camping durant l'intégralité du séjour. En cas de manquement, la taxe sera de 50 euros par jour de fraude.

La mise en place de ce système pourrait se faire ainsi : La CTC communiquerai à toutes les compagnies maritimes un passeport par vente de billet. Le passeport serait controlé à l'embarquement. Si le passeport n'est pas estampillé pour chaque jour de présence sur l'île par les campings, le contrôleur de la CCI sera en mesure de prélever la taxe (source de création d'emplois).

Contre la délocalisation du Port de Bastia à la plage de l'Arinella

Nous nous opposerons fermement à la demande de dérogation exceptionnelle concernant la construction du port de Bastia à l'Arinella qui serait une catastrophe écologique.

Si le port de situerait à l'extérieur, les flux touristiques ne transiteraient plus par le centre ville. Les retombées économiques seraient par conséquent fortement amoindries. Lorsque les touristes repartent, il est prouvé qu'ils arrivent plusieurs heures avant sur le port de commerce. Ils vont donc durant le temps d'attente flâner et consommer en centre ville c'est à dire au niveau des quartiers de Toga, Place Saint Nicolas, Avenue Emile Sari, Vieux port, Marché, Citadelle. Alors de grâce, que l'on ne fasse pas croire à la population bastiaise et en particulier aux commerçants du centre ville que si le port est délocalisé à la plage de l'Arinella, que les touristes vont continuer à venir dans le centre en connaissant le risque de manquer leur embarquement.

Le Port doit rester en centre ville pour des raisons économiques et il ne doit pas être délocalisé à la plage de l'Arinella. Cette délocalisation s'avérerait catastrophique pour l'éco-système de cette plage et au delà du cordon lagunaire de la Marana et pour le nord, la plage de Ficaghjola dont tous les techniciens ne pourront pas nous donner l'assurance du maintien des ces plages. Nous ferons tout ce qui est possible pour donner un coup d'arrêt à ce projet néfaste d'un point de vue économique et encore une fois environnemental avec la tenue d'un référendum régional organisé par la Collectivité Territoriale de Corse pour tout le Grand Bastia.

Pour un reboisement de notre territoire

Il faut prendre en compte le besoin de protéger notre terre du fléau des incendies qui gangrène la Corse, et pour cela il est évident de réfléchir a quelques points qui pourraient sauver la faune et la flore insulaire pour que nos enfants ne voient pas notre ile comme un simple rocher aride et dépourvu de végétation conséquence des incendies, mais un regard protecteur de notre joyau et pour cela il serait préférable de :

- Mieux apprécier le risque de façon à anticiper les actions à conduire.

- Organiser un plan territorial de prévention reposant sur la réglementation de l’emploi du feu et d’accès aux forêts, la prescription de travaux de débroussaillement, ainsi que sur la mise au point d’un dispositif de surveillance.

- Préparer une mobilisation préventive des moyens de lutte.

- Coordonner l’action des services et des acteurs chargés de la prévention et de la lutte.

Il faut rappeler avec force que les coups de chaleurs, les déficits pluviométriques ou les forts vents de "libecciu" ou de "tramuntana", ne sont pas directement responsables des feux. L’homme est en réalité à l’origine de la très grande majorité des départs d’incendies, que ce soit de manière accidentelle ou volontaire.

Agissons pour le bien de la Corse.

Reboisement de 100 000 arbres sur toute la Corse.

La Corse doit être un exemple en terme de reboisement. Il n'en est rien. Nos décideurs n'ont jamais soumis un véritable plan de reboisement pour le territoire.

La CTC renouvelée peut contribuer à changer cela. En effet, si le projet de 100 000 arbres plantés serait accepté, la Corse deviendrait ainsi l'oxygène de l'Europe en reconstruisant son toit naturel.

Lutte contre les décharges sauvages.

Détritus sur les plages, dans les forêts, sur les routes, sur les chemins communaux, sur les sentiers de randonnées de montagne, dans la mer ou les rivières :

- pourquoi pas un peu de civisme et de générosité au service de l'écologie de la part de toutes les personnes vivant sur notre ile,pour qu'elle arrêtent enfin de salir notre nature,

- pourquoi est ce toujours aux associations, aux bénévoles, aux scolaires de nettoyer nos plages pour préserver nos sites magnifiques,

- pourquoi détruire un champs de posidonies (la posidonie est une plante sous marine et non une algue. Elle fleurit sous la mer et forme de vastes herbiers indispensables à l'écosystème marin de la Méditerranée), en vouloir faire le deuxième port de commerce de Bastia à l'Arinella lieu où vit cette plante.

Croyons en l'écologie, pour que notre avenir soit le meilleur possible.

Notre proposition : Créer une commission à la CTC "décharges sauvages" qui aurait pour mission d'accompagner les maires, qui ont du mal à faire appliquer la loi, dans leur combat contre ce fléau.

Contre le barrage du Rizzanese

Pour l'arrêt immédiat des travaux du barrage du Rizzanese.

Une des plus belles rivières de Corse, le Rizzanese va disparaître. Nous ne cautionnerons pas ce massacre et appelons tous nos compatriotes à se mobiliser pour stopper ce scandale écologique.

Cette rivière doit rester sauvage et l'égoïsme de l'Homme ne doit pas triompher. Messieurs les décideurs, arrêtez de nous détruire. En détruisant la nature, c'est notre propre vie que vous condamnez.

Il est urgent que les responsables d'EDF en Corse et les politiques sonnent le vrai glas de ces travaux afin que ce trésor naturel puisse continuer à donner tant de joies à toutes les générations confondues. Nous nous battrons pour faire stopper ces travaux.

Pour l'enfouissement de la ligne Haute Tension Furiani - Biguglia - Borgo - Lucciana. La Collectivité Territoriale de Corse doit faire céder EDF

Outre le désastre écologique que représenterait l’implantation de pylônes Haute Tension sur les communes précitées, nous tenons à dénoncer en plus du problème environnemental, un certain nombre de nuisances et non des moindres :

- Sur le continent, sur les 14 000 kilomètres qu’occupe le réseau, 200 000 personnes vivent à moins de 100 mètres d’une ligne HT, on constate des dysfonctionnements sur les appareils électriques et électroniques deux fois plus importants chez les riverains exposés.

- Les animaux ne sont pas en reste. En Ile et Vilaine, un éleveur de porcs constate une importante mortalité de porcelets et plus en plus des problèmes de stérilité chez les truies. Je vous laisse imaginer les conséquences que cela pourrait avoir sur nos animaux de compagnie.
- En cas d’incendie, ce qui n’est pas rare dans le secteur, ces pylônes de 40 mètres de haut représenteraient un danger évident pour la sécurité des pilotes et empêcheraient les canadairs et les hélicoptères d’intervenir pour assurer la sécurité de personnes et des biens ainsi que de notre environnement.

- Mais la plus grave des nuisances concerne la santé des personnes vivant à proximité des ces installations : troubles du sommeil, de la mémoire, de l’audition, mais aussi des maux de tête, de l’irritabilité et des états dépressifs significativement plus fréquents. Des maladies graves ayant fait l’objet de traitements lourds (leucémies, cancers du sein et de la thyroïde) sont détectés en plus grand nombre chez les riverains exposés.

D’après Gérard DRAPER, Directeur de recherches à l’université d’OXFORD : « Chez les enfants, on constate que le risque de leucémie est plus élevé (69 %) que la moyenne si l’on se trouve à moins de 200 mètres d’une ligne THT. Il reste de 23 % pour ceux qui sont entre 200 et 600 mètres des lignes THT. Cela a été prouvé en 2001 sur 60 000 enfants britanniques.

Face à ce problème environnemental et de santé publique grave, nous exigeons de la direction d’EDF, l’abandon de ce projet néfaste de ligne aériennes, en faveur d’une ligne enfouie ce qui éviterait de faire prendre des risques graves et inutiles aux populations de LUCCIANA, BORGO, BIGUGLIA et de FURIANI.

Pour la valorisation des transports en commun et la protection des transports cyclistes et deux-roues.

Nous souhaitons que la collectivité territoriale de Corse s'investisse davantage dans la création d'une véritable politique de transport en commun en instaurant la gratuité des transports en aidant les communes à supporter le coût de cette politique.

Il faudrait développer un réseau important de pistes cyclables ainsi que des aménagements facilitant la vie des cyclistes (lieux de parcage sécurisés par une surveillance humaine).

Il conviendrait également de proscrire les aménagements dangereux pour les deux-roues (terre-pleins séparateurs, mobilier urbain à arrêtes saillantes, implantation systématique de glissières de sécurité...).

Enfin, il convient de privilégier dans l'administration et les entreprises les nominations de poste au plus près du domicile des salariés. Nous réclamons dans ce domaine la tenue d'assises entre la collectivité territoriale de Corse et les entreprises privées et publiques afin de prendre la mesure des progrès à faire.

Pour la création d'une sécurité civile corse.

Par la création de brigades vertes et brigades bleues qui auraient pour mission exclusive de protéger notre espace naturel montagneux et maritime avec l'implantation de 6 centres opérationnels dans le centre de la Corse à Corte, Asco, Luri, Levie, Grosetto Prugna, et à Sotta de 6 autres centres opérationnels sur notre littoral à Propriano, Bonifacio, Calvi, Solenzara, Macinnagio et à Campoloro.
Pour la création de zones d'autosuffisance. Production Bio sans OGM

Pour cela, il n'est pas question de toucher à 1 m² de terres agricoles dans le PADDUC. Nous voulons une agriculture adaptée aux besoins locaux et respectueuse de notre environnement.

Nous nous devons de consommer local, source de développement pour notre propre agriculture et vecteur de création d'emplois et de nourriture saine.

Pour la création d'un centre de formation professionnelle aux méthodes de protection de l'environnement à SOLENZARA

Nous recommandons la création d'un centre de formation professionnel, favorisant l'insertion sociale, au sein duquel seraient développés :

- La formation à l'agriculture biologique
- La formation à la restauration collective biologique
- La formation à l'enseignement des pédagogies relative à l'écologie
- La formation à l'éco construction

La protection animale : STOP à l’animal business.

Nous demandons la prise en compte du « Bien être animal » dans toutes les activités humaines liées de près ou de loin à l’animal :

Appliquer le Traité de Maastricht qui reconnaît les animaux comme étant des êtres sensibles ;

Développer la recherche médicale sans animaux pour une science éthique et responsable ;

Améliorer les conditions d’élevage de tous les animaux de ferme. (suppression des cages, suppression des différentes mutilations, limitation des temps de transport) ;

Elever les animaux de ferme dans des conditions naturelles et le respect de leurs besoins physiologiques ;

Réduire notre consommation de viande pour lutter efficacement contre les pollutions (gaz à effet de serre, déforestation, famine) et surtout lutter contre la souffrance animale ;

Donner des moyens importants aux refuges de tous les pays de l' UE. Ouvrir des structures d'accueil pour les animaux de toutes espèces qui ont été maltraités, rescapés des laboratoires ou de certains élevages ou simplement qui sont âgés et qui n' intéressent plus d' éventuels adoptants.

Amiante : Danger pour la population.

Nous nous engagerons à demander une commission d'enquête européenne sur les dangers réels que représente l'amiante en Haute-Corse, et plus particulièrement dans les villages de Morosaglia, Campile, Murato, Rutali, Bustanico, ainsi que la ville de Bastia.

De plus, nous exigeons la fermeture du centre de stockage d'amiante à Teghime car les risques pour la santé sont très présents pour toute la population qui habite dans les secteurs concernés de l'île.

Les habitants doivent savoir la vérité sur les risques encourus qui représentent un grave problème de santé publique.

Nous ferons ratifier par la future Assemblée de Corse la charte de l’environnement pour la Corse constituée des points suivants :

- Stopper l’étalement urbain des villes et des villages par la création de ceintures végétales

- Créer un centre d’exposition permanent choc à Corte lié à la crise écologique

- Avoir une politique ferme contre toutes les mises à feu criminelles en Corse

- Assurer le libre accès aux plages qui est un droit pour tous les citoyens

- Replanter en cinq ans plus de 100 000 arbres sur tout le territoire corse

- Mettre en place une politique d’économie de l’eau dans toutes les communes de Corse

- Interdire tout détournement de rivière et toutes constructions en zone inondables

- Équiper tous les bâtiments publics de panneaux solaires.

- Lutter et prévenir toute pollution maritime

- Avoir une politique plus ferme contre le camping sauvage

- Lutter contre les décharges sauvages

- Prendre en compte les dangers du stockage de l’amiante

- Contre toute installation d’incinérateur en Corse

- Pour une protection sans concession de notre littoral

Cette charte de l’environnement pour la Corse est indispensable pour la sauvegarde écologique de notre île.

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