Par delà les différentes
tendances politiques, les appartenances
plus stratégiques qu’idéologiques,
les corses se retrouvent sur un plan
essentiel qui est le fait d’assister
à la disparition programmée
de leur langue, de leur histoire multiséculaire,
et de leur religion chrétienne.
Les conséquences vont bien au-delà
d’une perte touchant à
l’affectif, elles se situent dans
le concret, dans le fait que notre environnement
et notre cadre de vie se désagrègent
un peu plus chaque jour. C’est
pour cela aujourd’hui que la vérité
doit être dite très clairement.
La
maison brûle, ayons la lucidité
de regarder la réalité
en face et agissons ! Le diagnostic
des scientifiques est clair : le réchauffement
du climat lié à nos émissions
de gaz à effet de serre va se
traduire par de sérieuses difficultés
pour nous et les générations
futures : canicules sévères,
catastrophes naturelles, pénurie
d’eau, dérèglement
du climat. Cette réalité
nous oblige à modifier radicalement
notre raisonnement économique
et nos habitudes de consommation. Il
est urgent d’agir pour arrêter
la marche vers la catastrophe.
En
Corse, la solution politique est de
faire de la Corse la première
île de Méditerranée
où l’espace écologique
est respecté de tous.
Tous
ensemble, contribuons au rejet de ce
projet rétrograde de la vente
de notre terre.
La
Corse est bien un lingot d’or
naturel. Ne le laissons pas accaparer
par les paillettes qui ont pour but
de nous extraire de notre terre natale.
Par
cette prise de position, nous comptons
bien accélérer la prise
de conscience écologiste. Il
serait inconcevable de voir dans les
années à venir nos plages
réservées au bon plaisir
de quelques milliardaires ce qui nous
priverait, nous autres, fils de cette
terre, de la beauté de notre
île car il nous serait impossible
d’accéder aux rivages gardés.
Je
tiens à mettre en garde tous
les corses et leur demande de rester
très vigilants quant au devenir
de notre île, car une fois que
le mal est fait il est impossible de
revenir en arrière.
Ces
menaces sur notre patrimoine ne sont
pas le fruit de notre imagination, mais
il y a des forces qui travaillent dans
l’ombre pour s’accaparer
notre littoral pour leur seule satisfaction
au détriment de l’intérêt
général.
Nous
serons toujours là pour faire
barrage aux manœuvres malfaisantes
qui n’ont pour seul but que de
faciliter la vie de certains nantis
quitte a nous parquer dans des réserves
comme l’ont fait jadis les américains
avec les indiens.
Nos
rivages, nos plages nous appartiennent,
les générations futures
ne comprendraient pas que nous ayons
autorisé la transformation de
nos plages en allées bétonnées.
Pour nos enfants, nous nous devons de
défendre notre île de beauté.
Nous
réaffirmons une fois de plus
que la Corse doit être le fleuron
de l'écologie de toute la Méditerranée.
Les générations à
venir ne peuvent pas être dépossédé
de leur terre. Notre environnement nous
appartient.
Notre
île n’est ni à bétonner,
ni à grillager, ni à vendre.
Cette politique "super marché"
ça suffit !!! Il n’y a
pas que dans le Sud. La Marana, dans
le Grand Bastia est touchée.
Il n’y a pratiquement plus d’accès
sauvage à la plage.
Revenons
à des valeurs plus saines où
l'Homme et la Nature sont les deux piliers
du développement de notre île.
Notre
rôle d’écologistes
et humanistes n’est pas de stigmatiser
mais de fédérer sur des
valeurs favorisant la liberté,
la responsabilité, le respect
et la qualité de la vie. Notre
rôle n’est pas de cautionner
et de soutenir les choix qui ont créé
les problèmes ou qui viendraient
aggraver la situation.
Nous
refusons l’inaction des gouvernants
et les projets politiques hérités
d’une autre époque fondés
sur la croissance et la promesse de
lendemains qui chantent. Un défi
non assumé est une menace. Un
défi anticipé peut ouvrir
de nouvelles perspectives. Notre responsabilité
en tant qu’écologistes,
est de dire la vérité
à nos concitoyens. Notre volonté
est de préparer la société
corse à faire face aux enjeux
des deux prochaines décennies
dans tous les domaines. Nous sommes
des privilégiés, nous
vivons dans un beau pays, climat agréable
et sur des terres naturellement fertiles.
La conservation de ces privilèges
dépend de notre capacité
à partager l’énergie,
à privilégier les ressources
renouvelables et porter partout les
couleurs de l’écologie
et les couleurs du progrès social
dans toute la Corse.
Je
veux affirmer la primauté de
mes valeurs : solidarité avec
les plus démunis, honnêteté,
respect de la parole donnée,
et rejet de toutes compromissions politiciennes.
Je m’impliquerai dans la défense
de l’environnement. Je combattrai
l’inertie, la langue de bois et
les faux semblants dans tous les domaines
de la vie publique. Je serai fervent
défenseur de l’identité
de notre île de Corse, de sa langue,
de sa culture, de son histoire et de
sa religion chrétienne catholique.
Je m’investirai pour qu’enfin
notre pays retrouve le chemin du développement
économique, social et culturel,
non capitaliste, fraternelle et solidaire.
Si nous sommes élus,
notre action sur le terrain sera celle
d’hommes de dialogue, respectueux
de la dignité des personnes,
proches de vos préoccupations,
celle de citoyens qui refusent la fatalité
du sous développement, de l’assistanat,
celle de corses qui disent ce qu’ils
feront et feront ce qu’ils disent.
C’est donc à une véritable
révolution des mentalités
que j’en appelle à tous
les citoyens pour assurer la sauvegarde
de notre avenir commun. Mais cette prise
de conscience est plus difficilement
accessible à ceux qui vivent
dans l’angoisse de pouvoir se
loger, de pouvoir se nourrir, de pouvoir
se cultiver et de pouvoir se soigner.
Aussi notre projet affirme la nécessité
d’assurer à chacun le droit
à un travail digne et à
un revenu décent. Notre programme
sera en phase avec les préoccupations
de tous les citoyens qui veulent assurer
la pérennité de l’existence
de cette terre.
Je me déclare aujourd’hui
candidat aux futures législatives
du dimanche 10 Juin 2012. Et pourquoi
si tôt ? Pour expliquer ma démarche
à mes compatriotes qu’une
nouvelle ère politique peut changer
votre vie par la voix démocratique,
écologique et sociale.
C’est
pourquoi la réponse est nécessairement
politique mais elle est aussi culturelle.
C’est à une vraie révolution
des mentalités que l’Homme
est invité à réaliser
:
- d’assumer sa responsabilité
d’être pensant, car il est
le seul de toutes les espèces
à avoir la capacité à
évaluer les conséquences
de ses actes et à s’élever
au dessus de ses réflexes biologiques.
- De limiter volontairement son emprise
sur le monde pour laisser une place
aux autres formes vivantes, qu’elles
soient animales ou végétales
;
- De maîtriser les moyens considérables
qui sont à sa disposition pour
les rendre compatibles avec la vie ;
- De fonder une économie consciente
des limites de la planète, de
son espace habitable et de ses ressources
;
- D’organiser une solidarité
qui réunissent les femmes et
les hommes de toute la Terre pour la
sauvegarde de notre avenir commun.
Tous
ensembles, faisons du Dimanche 10 Juin
2012, la victoire de l’écologie
- pour dire non à la spéculation
immobilière à la Marana,
- pour dire non à la pollution
de notre environnement,
- pour dire non à la privatisation
de nos plages du Cap Corse et du littoral
Est
- pour dire non à l’immigration
massive,
- pour dire non à la vie chère,
- pour lutter contre le fléau
de la drogue,
- pour dire oui à la justice
sociale et une meilleure répartition
des richesses,
- pour dire oui à une véritable
politique de la famille,
- pour dire oui à la reconnaissance
de la Corse comme Terre chrétienne,
- pour la protection des animaux, pour
la construction d’un véritable
refuge en Haute-Corse
- pour dire oui à la sauvegarde
et la protection de notre patrimoine
environnemental pour les générations
futures.
Jean
François BACCARELLI
Secrétaire Général
du Mouvement Alliance Ecologiste