Le
Mouvement Ecologiste, par la voix de son secrétaire
général Jean François
BACCARELLI, s’insurge contre la tolérance
de la drogue dans nos villes qui doit être
combattue car notre jeunesse est ciblée
et ravagée par des assassins.
Il
y a quelques années de cela, le pouvoir
central a décidé de déclencher
un combat contre les délinquants de
la route avec des résultats. Alors
pourquoi, il n’en est pas de même
en ce qui concerne la consommation de stupéfiants
? On constate qu’il est très
facile de se procurer de la drogue.
Il
faut aujourd’hui déclencher un
véritable combat contre les dealers
de drogue qui ruinent et détruisent
une partie de notre jeunesse.
L’usage
du « chanvre indien », improprement
qualifié de « drogue douce »
se banalise dangereusement, en particulier
chez les adolescents, souvent associé
à l’alcool. Il entraîne
pourtant une dépendance réelle,
des troubles sérieux de la personnalité
et du comportement. Il peut être une
première étape vers le passage
aux drogues dures qu’il favorise.
Nous
demandons la mise en place d’une véritable
stratégie de prévention au sein
de l’éducation nationale très
offensive avec une tolérance zéro.
Comme nous demandons aussi à la Collectivité
Territoriale de Corse d’élaborer
une véritable campagne de sensibilisation
contre la drogue durant une période
de 5 ans.
Notre
jeunesse corse ne peut construire la Corse
de demain sous perfusion.
L’appel
est clair. A droga fora !!! A droga ghje a
morte di tutti !!!
Nous
exigeons de la CTC la création d’une
commission permanente anti-drogue avec un
état des lieux tous les trois mois,
avec toutes les autorités compétentes.
De
plus, nous réaffirmons avec force et
détermination, notre opposition ferme
contre toute idée de créer des
maisons de shoot ainsi que toute légalisation
de drogue dite douce comme le cannabis. Pour
le Mouvement Ecologiste, il n’y a pas
de drogue douce, toute drogue entraîne
une dépendance qui ruine l’être
humain et des familles entières.
L’appel
s’adresse aussi à tous les maires
de Corse : réagissez, car cela se passe
dans vos communes. On ne peut être premier
magistrat d’une ville ou d’un
village sans se sentir concerné par
cette peste qui nous empoisonne.
A
droga fora di e nostre cita e di e nostri
paese !!!
Il
y a un an, nous avons fait cet appel sans
écho. Nous le réitérons
en attendant une véritable prise de
conscience de tous les décideurs. L’heure
de la tolérance doit cesser. Force
est de constater que la situation est très
grave et ne cesse d’empirer. La réaction
doit être forte et implacable contre
les dealers de drogue.
En
Juin 2011, de source officielle, 40% des jeunes
de 17 ans ont déjà consommés
du cannabis. Je pense que le constat est dramatique.
Cela veut dire que la politique menée
jusqu’à présent est un
échec contre la mafia de la drogue.
Cette mafia, elle règne en maître.
Il faut éradiquer ce fléau.
Le pronostic vital est engagé pour
notre jeunesse. On ne peut accepter cette
généralisation. L’Etat
doit assumer ses responsabilités en
lançant une opération mains
propres contre la drogue en Corse dans tous
les quartiers sensibles. La résine
de cannabis et la cocaïne arrivent en
Corse par la mer et les airs. A l’Etat
d’assumer ses missions de protection
de la population pour que la Corse et nos
villes ne soient plus polluées par
ce poison mortel.
Nous
appelons l’ensemble de nos concitoyens
à se rassembler devant toutes les mairies
de Corse le Samedi 3 Décembre 2011
de 15 heures à 18 heures pour une journée
de mobilisation pour dénoncer ce fléau
mortel.